| Calcul | Formule | Résultat de l'exemple |
|---|---|---|
| Marge commerciale unitaire | Vente HT − achat HT | 30 € |
| Taux de marge | Marge ÷ achat HT × 100 | 42,86 % |
| Taux de marque | Marge ÷ vente HT × 100 | 30 % |
| Prix pour une marque de 30 % | Achat ÷ (1 − 0,30) | 100 € HT |
Combien coûte une remise de 10 % ?
Le prix descend à 90 €, l'achat reste à 70 €. La marge devient 20 € : une baisse du prix de 10 % réduit ici la marge unitaire d'un tiers. Pour conserver 300 € de marge, il faut vendre 15 unités au lieu de 10. Ce calcul suppose des coûts et volumes comparables ; il ne prédit pas la demande.
Ajoutez les frais variables oubliés : emballage, commission de vente, transport supporté et sous-traitance liée à la commande. Avec 5 € supplémentaires par unité, la contribution restante passe de 25 € avant remise à 15 € après remise. Une marge commerciale positive peut donc financer trop peu de charges fixes.
Quel chiffre d'affaires couvre vos charges fixes ?
Pour le seuil de rentabilité, utilisez la marge sur coûts variables. Exemple mensuel fictif : 12 000 € de ventes HT, 7 200 € de coûts variables et 3 600 € de charges fixes. La contribution atteint 4 800 €, soit 40 % du chiffre d'affaires. Le seuil vaut 3 600 ÷ 0,40 = 9 000 € HT. Le résultat simplifié à 12 000 € est de 1 200 €.
Si les coûts variables passent à 65 % des ventes, le taux de contribution tombe à 35 % et le seuil monte à 10 285,71 €. Recalculez après une hausse d'achat ou une remise commerciale. Ce modèle simplifié ne remplace pas un compte de résultat ; faites valider la classification des charges de votre activité.
Comment utiliser le résultat ?
Conservez trois colonnes par offre : prix réellement encaissable, coûts variables complets, contribution restante. Ajoutez le volume prévu et comparez-le au seuil. Un prix plus bas peut se justifier si des coûts diminuent aussi ; une remise accordée sur une commande isolée ne prouve pas une stratégie rentable.
Avec un coût d’achat nul, le taux de marge n’est pas défini. Avec un prix nul, le taux de marque n’est pas défini. Une contribution nulle ou négative ne permet pas de couvrir des charges fixes positives dans ce modèle. Gardez les valeurs non arrondies pendant le calcul et arrondissez le résultat à l’affichage.
Quand passer à un logiciel ?
Gardez le tableau si quelques références suffisent et qu'une personne l'actualise. Évaluez un outil de gestion quand les prix d'achat, devis et temps affectés changent souvent. Pendant la démonstration, reproduisez la commande ci-dessus et vérifiez que l'outil distingue marge commerciale, temps passé et rentabilité globale. Vous pourrez ensuite rapprocher le résultat du tableau de bord dirigeant et comparer les logiciels de gestion.
Sources et méthode
Informations publiques consultées le 2026-10-22. Les exemples sont fictifs, avec hypothèses explicites. Aucun essai en compte client ni gain constaté ne sont revendiqués.
Vérifier le calcul sur des exemples
Exemples fictifs avec données de départ et résultats attendus. Ce ne sont ni des données clients, ni des statistiques de marché, ni des essais de logiciels.
30 % sur le coût
Coût 70 €, majoration de 30 %.
Calcul : 70 × 1,30 = 91 €. Le taux est appliqué au coût.
Même base de prix et de coût ; aucun coût non saisi ajouté.
30 % sur le prix
Coût 70 €, taux de marque cible de 30 %.
Calcul : 70 ÷ (1 − 0,30) = 100 €. Ce résultat diffère de la majoration sur le coût.
Un taux de marque ne se substitue pas à une majoration.
Une remise change la contribution
Coût 70 €, prix 100 €, coût variable supplémentaire 5 €, remise 10 %, contribution totale visée 300 €.
Calcul : Avant : 300 ÷ (100 − 70 − 5) = 12 ventes. Après : 300 ÷ (90 − 70 − 5) = 20 ventes.
Le coût variable supplémentaire ne doit pas être déjà inclus dans le coût unitaire.
Le résultat sur la période
CA 12 000 €, coûts variables 7 200 €, coûts fixes 3 600 €, période 30 jours.
Calcul : Taux de contribution : (12 000 − 7 200) ÷ 12 000 = 40 %. Seuil : 3 600 ÷ 0,40 = 9 000 €.
Point mort théorique supposant une activité régulière ; pas un calendrier réel d’encaissement.
Sans CA, pas de seuil calculable
CA 0 €, coûts variables 0 €, coûts fixes 500 €, période 30 jours.
Calcul : 0 − 0 − 500 = −500 €. Le taux de contribution et le seuil ne se déduisent pas d’un CA nul.
Un résultat indéfini n’est pas un zéro.